J'étais en forme, et plutôt de bonne humeur. En ce moment, tout se passe plutôt bien pour moi : le Compas est toujours aussi aussi mal géré, mais je sais déjà comment je vais arranger tout ça, même si c'est un peu... Égoïste !
La journée avait commencé depuis déjà un petit moment, mais ça ne m'avait pas empêché de dormir jusqu'à bien après le levé du soleil. Le bruit du bois qui se rangeait, des rires, des cris d'enfants qui s'amusaient sur les canapés et même celui d'un Fondateur s'amusant à remplir encore un peu plus les toilettes de la maison dans laquelle je dormais m'avaient réveillé. Après un court moment durant lequel j'ai mangé, je me suis habillé, j'ai dis bonjour à certains, j'en ai remballé d'autres ; j'ai finalement pris la décision de sortir pour courir un peu.
En tenue légère, je me suis donc mis à trottiner en direction du sud. Je n'avais tout de même pas oublié de prendre mon meilleur sabre car j'avais bien l'intention d'aller jusqu'à la Brèche, puis de revenir.
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Bordel, les autres ont raison, j'ai vraiment une très mauvaise endurance ! Essoufflé, j'arrive à la Brèche, voila un bien belle erreur. Mais bon, le soleil tape, je pensais sincèrement que tous ces animaux seraient tous restés au fond de leur tanière, toujours à la recherche du coin le plus sombre ! Je m'adosse alors à une carcasse de voiture, très près des hauts buissons qui séparent l'intérieur de leur campement avec l’extérieur, et à ma grande stupeur j'ai entendu un peu d'agitation dans la Brèche. J'ai décidé de monter sur un de ces camions rouges avec une grande échelle, comme celui qu'on trouve sur le parking du Compas, de manière à prendre un peu de hauteur.
Ils étaient tous là, à sortir l'un après l'autre d'une grande église. En tête de meute j'ai cru reconnaître ce Sengal, accroché à un autre Nashen au niveau du poignet. Ils se dirigeaient vers le feu, marquèrent une courte pause pendant laquelle ils prononcèrent sans doutes un de leurs discours ridicule sur leurs dieux ou je ne sais quoi...
Dans le feu il y avait un truc pas net... des ossements je crois... Sans doutes un Emnu un peu trop téméraire ! Comme... comme moi ! J'étais sur le point de m'en aller lorsqu'ils se mirent à danser autour du feu. Je suis resté un peu, oubliant le danger et légèrement amusé.
Décidément, ces mutants sont bien trop différents de nous... Ces deux mecs attachés, autour du feu étaient vraiment trop ridicules !
Je repris finalement la route pour le Compas, toujours d'un pas rapide.