Clan : Amazones
Type : Clan
Objectifs :
L'objectif du clan est avant tout de survivre et d'apporter son aide au femmes de ce monde cruel mais aussi la parole du clan. Les Amazones n'ont que faire de cette guerre stupide et leurs relations avec les Factions sont très tendues. Ainsi donc, elles évitent pour le moment d'ouvrir une guerre aux Factioneux. Mais si un homme ose pénétrer dans le territoire des Amazones, alors tant pis pour lui ... Mais rien n'amuse autant une Amazone qui pousse un homme à se soumettre à ces pieds.
Histoire :
« Noema... Raconte nous... Noema, dis nous pourquoi nous sommes... »
Encore une fois... Comme si de toute façon je pouvais oublier... Mais ça vous servira à toutes, mes soeurs... Cela vous servira...
Je n'ai jamais su où je suis née... Les premiers souvenirs qui me reviennent furent les premières années de mon existence... A peine enfant, j'étais déjà un objet, un jouet, une esclave servant à assouvir tous les besoins de son maître... Cet homme était un emnu réputé dans sa région, qui soit disant faisait le bien avec ses disciples... Mais personne ne voyait ce qu'il se passait dans cette bâtisse presque restée intacte... Personne au dehors ne pouvait imaginer ce qui se tramaient entre les murs de cette vie que je maudissais, sans savoir ce que c'était que le bien-être.
Le temps s'écoula, longuement, me forgeant des formes, et je deviens encore plus le centre des convoitises de ce porc qui ne cessait de me reluquer... Et un jour ce qui devait arriver arriva, et alors que je sentais sa vie se propager en moi, je souffrais atrocement que la mienne ne me quitta pas... Des mois passèrent, des jours sans teints, des jours sans espoir. Cet homme construisait son empire, engraissant la fondation, troquant avec les solitaires et même parfois avec les Nashens, déjà présents, déjà en guerre... Mais ce n'était pas ma guerre, ce n'était pas ma vie, que celle des gens du dehors. Ma vie, c'était la faim, l'attente interminable, la souffrance de mon corps aussi souvent bafoué, et la peur... La peur des coups et des brimades, l'absence totale d'un quelconque sentiment de joie... Non, rien pour me réjouir...
Ce n'est pas par hasard, si j'ai agis. Ce n'est que par vengeance et justice. Je découvrais ce dont j'étais capable, et même affaiblie, je comprenais que cela ne m'était pas destiné éternellement, le jour où devant moi, il étrangla à mort ma seule amie pendant qu'il lui tranchait la chair avec son membre érectile... Elle est morte sous mes yeux, et c'est la rage de l'avoir perdue qui me poussa à l'acte. Tout ce qui se trouvait dans cette pièce, je le connaissais, et pourtant jamais jusqu'à présent je ne pouvais voir ces choses comme des outils pour la mort. C'est la mort que je lui offris, en dernier cadeau de ma personne, de ces coups d'une violence qui jamais ne m'était venue...
Lorsque ma fuite fut enfin consommée, et que loin derrière je laissais ces hordes horribles d'êtres corrompus par l'infâme influence de leur « guide », pour la première fois, je sentis un déchirement encore plus grand et plus horrible que tous ceux qui m'avaient souillés jusqu'à présent... La liberté avait un drôle de goût, goût de souffrance dans le bas ventre, et de sang sur mes jupes...
Lorsque je me réveillais, victime de cette chute spontanée, je me retrouvais dans un lieu étrange, campement sauvage, où vivaient des femmes... Que des femmes, victimes elles aussi dans leur vie de la brutalité des hommes, victimes de ces animaux qui ne pensent qu'à nous fourrer avec leurs sabres de chair, tout tendus par leur sang... Des jours, des mois, des années peut-être passèrent, et j'appris à me découvrir, dans ce climat de sérénité, je croyais que tout pouvais durer indéfiniment. La vie, la connaissance, la lecture, la nourriture plus fréquente aussi, et même, même... l'amour...
On m'avait conté que ce clan, les Amazones, était un clan issu d'une vieille légende de l'avant, où des femmes avaient décidé de s'unir pour guérir et soigner les humaines de leur sexe, en se méfiant des mâles... Mais aussi ne se méfiait-elles pas assez, car un homme qu'elles croyaient juste et bon, blessé avait su gagner leur confiance. Cet homme était beau et courageux, et avait su mériter les faveurs de la chef, celle que ses suivantes et disciples appelaient « La reine »... Mais comme tous les hommes, il était en réalité trompeur et fourbe... Et après avoir conquis le coeur de toutes les membres de cette tribu, vola le livre sacré, le livre antique des « maladies et soins de première année » qui permettait à la « reine » de guérir les blessures, et offrit à des brigands le loisir de s'accaparer ce qu'il restait. Le combat fut rude. Certaines de ces femmes furent violées, d'autres tuées, mais elles finirent par remporter la bataille et abattre et dominer tous les pillards. Plus jamais elles n'auraient eu confiance en ces hommes. Plus jamais elles n'auraient à subir le mensonge.
Le temps passa et je devins proche de notre chef qui vieillissante, me confia un secret prodigieux, secret qui fit de moi la nouvelle chef des Amazones, ces femmes impitoyables envers les mâles, cette force redoutable envers ces brutes, ces animaux...
Mais hélas... Tout cela fut balayé par la guerre extérieure... Certaines périrent... D'autres rejoignirent les factions... Et les restantes combattirent avec moi pour préserver le peu qu'il nous restait... Jusqu'à ce que je me retrouve, allongée dans ce lit, soignée par ce médecin homme répugnant, et que je craignais tant...
Mais si je suis là aujourd'hui mes soeurs, c'est parce que les Amazones n'ont pas disparues... Non, il reste pour nous encore de l'espoir pour vivre en paix... Il faut être prudentes et patientes, nous gagnerons notre place, notre territoire, coûte que coûte, pour reconstruire ce qu'on a perdu, pour continuer la légende, et devenir à notre tour, ces femmes impitoyables et sans craintes des mâles de toute espèce... Nous sommes les Amazones, ici, à Vedascq.
Signe distinctif :
Il est souvent dessiné dans le dos ou tatoué sur le bras ou le ventre. Il représente généralement un symbole féminin.

Modéré par Méchante Louve