La Flèche
 

Re: Présages

- Euh, Syyyyyyylk? Tu peux venir? Je crois que j'ai fait une bêtise!


ZBEUM.

http://img811.imageshack.us/img811/8748/rppiaf3.png

Je vais me permettre une chose, les amis. Remarque, je suis plus tout jeune, j'ai du vécu, alors je peut vous donner ce bon petit conseil qui vous évitera bon nombres de saloperies dans votre petite vie de cloporte: Les ennuis tombent aussi du ciel. Vous pourriez dire que j'ai une putain de chance, c'est indéniable...
Je court un petit instant, et par la douce et charmante voix d'une irascible hystérique, j'entends ce que je veut: "Sylk". C'est tout de même fort !
Mais s'il y a bien une chose... Une simple petite chose que je déteste particulièrement... Vous savez, cette petit chose qui vous irrite terriblement, vous donne des sueurs. Mais oui ! Je parle bien sur DE SE PRENDRE UN PUTAIN DE SEAU REMPLI D'EAU ET DE FINIR AU BORD DE LA RUE A LA MERCI DU PREMIER CLOCHARD QUI AURAIT UNE SUBITE ENVIE DE PISSER ! Mais ou va le monde !

J'me suis pas évanoui sur le coup, j'étais juste complètement sonné. Et miracle, l'oiseau n'étais pas mort, il tenait tant bien que mal entre mes mains, le message intact. J'étais complètement trempé, et j'ai pas eu la force d'me lever. Et ces cris, bon sang, ces cris...

Restait à voir si on viendrait me sauver, moi et l'oiseau. Et vu le degré d'hostilité de l'attaque, c'était à mes yeux pas près de s'arranger.

 
Poverello
 

Re: Présages

Toujours pris dans le tourbillon de ses émotions, le chef Fondateur n'entendit guère la présentation de Vincent. Tout juste perçut-il quelques mots auxquels la force lui manquait pour réagir. D'ailleurs cela en valait-il vraiment la peine, ici, maintenant ?

... matiques personnages qui vous promettent monts et merveilles en vous fournissant une place dans un clan qu'ils laissent ensuite s'écrouler en se faisant passer pour mort quand la tâche devient impossible...

A quoi bon répondre à tant de mauvaise foi et d'ignorance de la réalité ? Confusément, un sentiment d'ingratitude se mêla aux pensées troublées du Sage. Vincent qui n'avait pas été fichu de surveiller Phoenix avec qui il avait été mis en duo, qui avait abandonné son travail à peine commencé pour aller vagabonder dans Vedasq et s'acoquiner avec d'autres. C'est ce même Vincent qui osait formuler des critiques ? Images brèves, fragments de voix, éclats de visages aperçus, noria de souvenirs traversant l'espace du dispensaire de Steto, flottant entre le plafond et les lits. Sylk est là, lui aussi, Milly, la chanson du Soleil, le visage de Vincent, comme découpé dans le voile opaque des souvenirs passe. Accompagné de mille autres images, il traverse la pièce.

Le temps valse et ondule entre deux réalités.

Poverello regarda son ancien associé sans parler, sans bouger. Présent. Absent.

Pour les mêmes raisons il ne réagit pas tout de suite aux braillements du nourrisson. Il tourna vaguement la tête dans sa direction, comme s'il avait vu passer un lézard ou une sauterelle, observa l'enfant, l'air un peu hagard. La mère arriva alors, affolée. La dénommée Thérèse.

Elle déversa une petite cascade de jouets sur le braillard qui semba s'apaiser, puis tourna son attention vers l'autre enfant qui, étrangement, dormait toujours.

Poverello détourna alors le regard, toujours absorbé par ses souvenirs et l'émotion nouvelle qui le saisissait. Le doute, le doute... et l'absence de réponse. Sylk n'affichait en apparence qu'indifférence et cynisme et Mélodie semblait elle aussi désorientée par la situation. Agissant presque comme un miroir, son regard renvoyait Poverello à lui-même.

Les jouets, lancés par le petit Julien, tombaient l'un après l'autre au sol. Poverello en resentait à peine le choc. Son champ de vision les percevait, certes, comme son oreille percevait les glapissements hystériques de Thérèse qui venait de voir le crachat, mais son esprit était toujours retenu par l'ailleurs, à mi-chemin entre le passé et le présent. Il était autant là, dans le Palais des Présages, que dans l'ailleurs du dispensaire. Absent. Présent.

Seul le quatrième ou cinquième coup de balai put le tirer un peu de son état semi-extatique. Il tourna la tête vers Thérèse, mais au lieu de lui asséner une mornifle magistrale du revers de la main comme il l'eût fait en temps normal, il se contenta d'un pas de côté et de quelques mots murmurés, tandis qu'elle s'éloignait et filait dans une autre pièce.


"C'est pas le sol qu'il faut nettoyer, c'est ton entrejambes et le sang de tes bâtards."

Inaudibles pour Thérèse, il murmura ces mots sans trop réfléchir, sans trop s'en rendre compte. Comme une prière ou une incantation. Toujours présent, toujours absent. Toujours ailleurs.

Le tournoiement des images déchirées, bribes éparses en sarabande, lui fit lever la tête lentement. Manège tragique. Il les regardait flotter, danser, passer et repasser.

Où était-il maintenant ?

 
Sylk
[Présages]
 

Re: Présages

Si Poverello avait été moins abasourdi par l'accélération soudaine des événements, il aurait sans doute remarqué qu'il était celui que Sylk observait le plus. Enfin, bon. Il fallait reconnaitre, pour la défense de Poverello, que Sylk avait toujours été extrêmement difficile à appréhender concernant ses ressentis humains. Si tant est qu'elle en avait. Peut-être la suite permettrait-elle de le confirmer... ou l'infirmer.

Sylk félicitait Poverello, par la pensée, d'avoir eu la présence d'esprit de ne pas préciser que son trèfle datait de... bien avant les Présages et leur système de trèfles symbolisant des dettes. Elle avait de toutes façons prévu des excuses, au cas où cet ennuyeux sujet viendrait dans la conversation. Mais c'était moins humiliant de n'avoir pas du tout besoin d'en parler.

Un regard vers Poverello lui fit comprendre qu'elle ne devait pas remercier sa présence d'esprit, mais plutôt son absence. Il avait l'air hagard. Immobile, déstabilisé, et assailli de jouets.
Les mêmes jouets que Sylk avait reçus dans une boîte en carton, il y a bien des mois de ça.

Sylk se redressa, interrompant le retrait de la bâche de la Charlette. Et, sans même laisser un quelconque suspense, fit quelques pas vers Poverello et...


- Tu devrais venir voir ça, ça devrait t'intéresser. Aussi ingénieux qu'Avant.

Elle lui saisit la main. Fermement. Sans le moindre sourire. Mais quand même. Et essaya de l'entraîner vers la Charlette. Un double discours aux lèvres. L'un à voix haute, tout en désignant l'invention bidouillée. L'autre à voix plus basse, par phrases brèves, dents serrées, audible tout juste pour ceux juste à côté d'elle.
Prenant sans doute son interlocuteur de court, vu son état.


- Tu vois ? On a fait un système amortassement au-dessus du châssis. En gros, toute cette partie se tasse pour amortir les chocs. D'où le nom, j'imagine. Amortassement. En plus, les roues sont de vrais pneus, ça absorbera d'autant mieux les irrégularités du terrain.
Fais un effort, ici les titres ne comptent pas, mais l'amélioration par les actes.
Et là, une sorte de double fond incliné. Impossible de le voir, sans mesurer la paroi du fond pour repérer le décalage entre l'intérieur et l'extérieur. On peut l'ouvrir comme ça. Dedans, on peut cacher les biens les plus précieux pour ne pas tenter les gens qu'on croiserait.
Les jumeaux sont restés en vie pour deux raisons. Les mêmes raisons qui justifient la survie de Thaïs.
Et ici, on peut fixer un système de câbles et de poulies. ça servira si on a des obstacles élevés trop abruptes à monter ou à descendre, on a déjà fait pas mal de tests. Le système permet en fait de faire comme si le poids du truc diminuait. C'est très technique.
Les deux raisons. D'une ils sont emnus, sinon ils seraient morts accidentellement à la naissance. De deux leur mère s'est repentie.
Là, des sangles pour maintenir tout ce qu'on transportera en place dans la charrette. Dont les deux sièges pour les jumeaux.
Tout comme Thais était emnue. Et tu t'es repenti de l'avoir baisée. Alors elle peut vivre.
Et tu vois, sur les côtés, c'est de la toile imperméable qu'on peut dérouler pour faire facilement des abris, comme des tentes. Avec des espèces de... supports télescopiques.
Mais si tout ça, c'est trop pour toi, tu peux rentrer librement au Compas.

Même si ce serait peut-être dommage de gaspiller cette chance. Tu ne crois pas ?


- Euh, Syyyyyyylk? Tu peux venir? Je crois que j'ai fait une bêtise!


Sylk n'eut pas de réaction au cri - ou pas immédiatement, en tous cas. Son regard faisait va et vient entre la Charlette... et les yeux de Poverello. Au même rythme que ses discours intervertis.
Elle se rendit compte avec quelques terribles instants de décalage que sa dernière phrase à voix haute ne tombait pas juste. Elle garda, comme toujours jusque là, un visage parfaitement figé, mais s'injuria intérieurement.


- De... gaspiller cette chance... d'utiliser ça. ça, là.

Rattrapage de justesse. Elle piocha une sorte de sac déposé au préalable dans la large charrette.

- Tu vois, là-dedans, y a de quoi monter deux vraies tentes, plutôt en bon état en plus. Même si on est nombreux, il y aura de la place pour tout le monde.

Elle redéposa le sac à l'aveuglette, fixant Poverello de ses yeux bleus.
...
Elle relâcha sa main. Alors que ça faisait plusieurs répliques qu'elle n'avait plus besoin de le tirer.
Et se sentit complètement stupide.

 
Mélodie Sélèst
[Branche Logistique]
 

Re: Présages

Mélodie observais l'agitation ambiante avec un certains recule, ça s'accusait, s'insultait... le quotidien quoi, c'est ça qui fait qu'on est vivant il parait...
Voyant que chacun allais a ses occupation, parlais de ce qui l'animais, même poverello c'était laisser emporter a part, mélo décidas de visité le palais, après tout, elle était invité, donc ce ne devait pas être interdit.

Elle se leva et pris le temps d'observer les lieux plus en détail, c'était vraiment un lieux curieux, il y régnais une étrange odeur, c'était ça sentir le propre ? Car si ce n'était pas sa, d'ou pouvait provenir l'odeur, puisque tout le palais était briquer du sol au toit... pas une toile d’araignée, pas une tâche, les couleurs des murs n'était pas délaver, le mobilier était presque intact... C'était un contraste étrange dans son esprit, que les personnes les plus dangereuse de la région, vive dans un endroit d'un tel luxe.

En se rendant a l'étage, elle entendais un homme monologuer dans une pièce, c'est aussi a l'étage qu'avait disparu shein, il valais donc probablement mieux ne pas entré dans là, mélodie évita finallement toute les chambres, se disant qu'elle n'aimerais pas que l'ont fouille la sienne, elle se contenta de se balader a l'intérieur.

Quand elle entendu une voix crier en appelant Sylk, elle cru reconnaître la voix de Thérèse et accouru voir ce qu'il se passait. Pencher a la fenêtre, elle apercevais un homme en contre-bas, il ressemblais a ce fameux messager du compas, il était plutôt connus et il gisait la inconscient, sans perdre un instant mélo suivant son instinct de fondatrice, sortie en trombe pour voir comment allais cet homme et s'il avait besoin d'aide ou de soin.

 
Poverello
 

Re: Présages

(Suggestion d'accompagnement musical)


Poverello vit Sylk s'approcher sans trop comprendre, sans trop savoir ce qui risquait d'arriver, sans trop chercher à deviner non plus. Toujours ailleurs. Mais le moment précis où elle saisit sa main lui fit l'effet d'un puissant choc frontal. Les flamèches timides se firent incendie ! Le bleu des yeux envahit complètement son espace intérieur et embrasa les ruines de sa citadelle.

Un grand feu de flammes bleues monta jusqu'au cieux et se répandit largement alentours. Il s'élevait en longues langues crépitantes. Remplaçant le jour et la nuit, supprimant la faim, la soif, la peur. Poverello se laissa guider par la main dans un tourbillon de mots, qu'il saisissait au vol comme des oiseaux de braise.

La Charlette lui parut soudain une immense caravane, chargée de trésors et de promesses. Il approuvait de la tête ce qu'il croyait entendre, sans contrôler réellement son mouvement, pris dans le tourbillon du double discours. Combien de fois ne lui eût-il pas dit oui, s'il l'avait pu, à chacune de ses remarques, dont il percevait bien davantage la mélodie que le contenu !

Lorsqu'elle marqua une pause au moment où le cri parvint de l'étage, il la fixa tout en hochant la tête, sans la moindre conscience de la bourde qu'elle venait de commettre en entremêlant ses discours. Il brûlait à présent tout entier dans le brasier bleuté, cerné par la délicieuse souffrance des flammes azurées Qu'aurait-il pu percevoir d'autre que les reflets irisés des crépitements qui le cernaient ? Reflets cyans sur les crêtes des montagnes, au-delà des murs, reflets néons de la lumière du jour, et du Soleil lui-même à présent dévoré, reflets saphirs et outremer qui envahissaient le Palais ! Reflets d'outre-temps. Reflets d'outre-mots.

Elle le fixa quelques instants en silence, le tenant toujours par la main. Puis la pression se relâcha. Il  répondit comme il put
"oui", puis resta sur place, aussi figé qu'une allumette. Muet. Brûlant. Mais paisible.

Ce ne fut qu'au bout d'une bonne dizaine de secondes qu'il commença à battre un peu des paupières et à s'éloigner de la Charlette, détournant le regard des yeux de Sylk et lui faisant dos. Il se dirigea alors vers la porte, profondément pensif, et, après plusieurs secondes de silence, ajouta sans se retourner :
"Je dois parler avec Mélodie un instant. Seuls."

 
Mélodie Sélèst
[Branche Logistique]
 

Re: Présages

Elle c'était précipité au rez de chaussez, tirant la lourde porte pour sortir du palais, elle courru jusqu'a cet homme allonger au sol, inconscient.
Accroupi dans la poussière, reprennant son souffle doucement, elle l'observais sans le déplacer.


Bon mélo... maintenant que t'es la, tu fait quoi... mince c'est quoi déja les truc de réanimation, j'y connais rien en médic moi, l'es peut être mort...

Fait le tour de l'homme qui gît au sol...

Hm... y'a pas de sang... normalement, sur un mort y'a du sang... il est pas d'une couleur... pas normal, donc l'es pas malade. Se redresse et observe les alentour en faisant un tour sur elle même, a la recherche d'éventuelles animaux sauvage.

Pas de bestiole, j'ai pas besoin de le bouger... Remarque le sceau pret de sa tête. Hou, eh beh, tu l'a bien enfoncer le sceau, il est bien tordu quand même, t'a la tête dur. Sourit et se trouve ridicule a parler toute seule...

Lui pince la manche et la soulève a quelque centimètre du sol, puis la laisse tomber. Houhou, debout... Se gratte la tête.
T'es lourd, j'ai autre chose a faire que sauver des gens moi... en plus je sais pas faire, je les tue les gens, je les sauve pas...

Se met a quatre pâtes, s'éclaircie la voix et approche de son oreille. ATTENTION MOLOSSE !!!!........... Pfff... Allez bouge... T'es crever ?
Bon, allez c'est l'heure du réveillage ! Ouvre une gourde et lui versse sur le visage.

 
Sylk
[Présages]
 

Re: Présages

"Oui."

Répondit finalement Poverello.
Sylk eut honte de se laisser gagner par une sensation de soulagement aussi forte. Et de laisser échapper un soupir audible.
Après tout, devant elle se tenait celui qui l'avait faite le plus souffrir. Trahie, trompée, entraînée dans la folie, blessée aussi bien physiquement qu'intérieurement, et même laissée pour morte. Impossible de ne pas le haïr.
Mais il était aussi celui qui en avait appris le plus à son sujet. Son passé, ses failles, ses faiblesses. Et avec qui elle avait été la plus proche, pendant le plus longtemps. Avec qui l'entre-aide avait presque toujours été de mise.
L'admettre était une étape encore tout à fait inaccessible, mais : elle l'avait aimé et elle l'aimait. Et elle était allée le chercher pour ce dernier départ. Elle était même allée jusqu'à le chercher devant le Compas.


La survie est pleine de contradictions.


"Je dois parler avec Mélodie un instant. Seuls."

Sylk n'avait pas remarqué que plusieurs instants de flottement s'étaient écoulés. Stupéfaite par sa propre réaction, elle ne parvint qu'à grand peine à conserver une expression faciale figée et un ton neutre. Elle répondit à l'attention du dos de Poverello :

"D'accord. Faites vite, et rentrez plutôt parler à l'intérieur. Choisissez une pièce. C'est plus prudent."

Il ne s'était même pas passé une demie-heure depuis le début du "débat", mais ça avait semblé déjà bien plus long à la Maître des Présages. Au moins, le principal était fait.

"Hedoras ? Il ne reste plus que l'avis de Mélodie, puis on devra partir au plus vite."

Elle s'approcha pour lui murmurer, à lui seul, l'organisation finale de leur départ. L'heure n'était plus au sentimentalisme ou à la distraction. Tout restait encore à faire.
Elle se tourna ensuite vers Vincent.


"Et toi... Merci pour ta confiance. Je te promets que nous irons là où nous serons vraiment, profondément utiles pour la Fondation. Pour la reconstruction l'Avant. Nos existences ont suffisamment été gaspillées. Laissons cette région limitée aux gens limités."

Sans attendre de réponse, elle grimpa à l'étage et partit voir Thérèse, pour comprendre l'origine du cri. Elle la rejoignit à sa fenêtre et observa en contrebas, le blessé, Mélodie, et Poverello...

 
Hedoras
[Présages]
 

Re: Présages

Hedoras était resté totalement passif à toute l'agitation dans le palais. Pensif certainement, il avait simplement écouté Sylk parler du futur des Présages.

Après avoir écouté le murmure de Sylk , il hocha la tête puis la suivit à l'étage mais se dirigea dans sa chambre afin de prendre le gros sac à dos avec tout le nécessaire à la survie en territoire inconnu, nourriture , armes, quelque gourdes d'eau y étaient attaché avec des lacets de chaussures encore en bon état.

Il fit le tour de la chambre regardant autour de lui, souvenir? objet à emporter? non, rien de tout cela, finalement, les Présages se suffisaient à eux même.

Il redescendit dans le salon où le reste de la troupe se trouvait, posa son sac au sol, il était pret...

 
La Flèche
 

Re: Présages

ATTENTION MOLOSSE !

J'ai ouvert les yeux à ce moment la. C'était très beau, je vous l'assure. C'est toujours effrayant, de se sentir partir comme ça. Vous pensez que votre vie est finie, comme ça. Et que viviez dans le plus gros taudis, que vous sortiez a peine le cou de la merde dans laquelle vous êtes et que vous vivez au quotidien, que vous ressentez jusqu'au moindre recoin du moindre centimètres de vos tripes, vous luttez pour vivre. Et en plus, on m'offre une jolie rousse, vous croyez que je vais me plaindre? Et puis sans oublier que...

GLAARG GLUBLUB BLUP !

Pendant que je renaissais et que tout réapparaissait au fur et à mesure, il fallait que cette débile me noie à nouveau ! Et vas-y que j'en remet une couche, et vas-y que j'te fais boire la tasse ! Et pendant que je bafoues, a moitié dans les vapes, ruisselant d'eau et toussant comme un diable, le sang commence à couler du crâne. Je suis peut-être pas aussi sain et sauf que je le prétend, j'en ai bien peur. Je me passe la main sur le front sans rien dire, et je me met à lécher le sang. Mais au moins je peut me lever, et je me tient a présent sur les deux jambes, face à Mélodie, le visage trempé ou se mêle l'eau et le sang frais. L'oiseau est en vie, encore, et le message intact. Je lève la tête un instant, quittant la rousse de mon champ de vision, et aperçoit la Dame de Fer. BON ! Bonne adresse ! Bien ! Victoire ! Objectif réalisé ! Pomme ! Je lui adresse un salut exagéré de la main droite, et je rebaisse aussitôt mes yeux sur Mélodie, et bientôt Poverello qui semble vouloir l'accaparer pour je ne sais quoi. Après un "Bonjour" habituel, les connexions dans le cerveau se font encore bordeliquement, et pas moyen de deviner ce que les deux pingouins en question font chez les Présages. C'est quoi, l'anniversaire de Sylk? La commémoration du survivant qui retrouva son utilité au seau?

Je présente aussitôt le petit animal dans sa protection, de la main gauche, et le message de Chris de la main droite.


J'ai quelque chose pour Sylk, Maître des Présages. J'ai cru voir son adorable petit bout de nez dépasser de la fenêtre, en haut.

 
Poverello
 

Re: Présages

Le chef Fondateur passa les deux mains sur son visage, lentement, pendant que le chef Présage, dans son dos, lui donnait ses recommandations. Il ne la vit pas murmurer à l'oreille d'Hédoras, mais put entendre les remerciements et la promesse adressés à Vincent. Il se retourna ensuite, enfin revenu de son état second, tandis qu'elle disparaissait, elle, dans les étages, suivie d'Hédoras, second de son état.

Poverello chercha Mélodie du regard. Tandis que le regard bleu le précipitait dans un ailleurs obsédant, il avait vaguement vu la Vigilante tourner à l'angle du bâtiment. Il prit donc cette direction, tout en surveillant, prudent, les alentours.


"Attention Molosse !" hurla la voix de Mélodie, lorsqu'il arriva de l'autre côté du mur. Le cri provenait visiblement d'un endroit très proche. Mais d'où ? Poverello jeta un rapide coup d'oeil dans son dos, s'attendant à voir débouler les courageux combattants face au danger ! Mais, pensant qu'ils étaient encore trop loin pour intervenir ou qu'ils n'avaient peut-être pas entendu, il tira de son dos, où elle était maintenue par une sangle, son antenne de chantier et repartit à reculons vers l'entrée.

Arrivé à nouveau à l'angle de la tour, il cria :
"Mélodie, reviens ! Ne prends pas de risque !"

C'est alors qu'il vit se lever, de derrière un gros bouquet d'herbes hautes, la silhouette d'un homme. Visiblement blessé. Tête trempée. Il semblait tenir quelque chose à la main. Mélodie, rendue également invisible par la végétation, se redressa à son tour. Elle ne semblait pas affolée, malgré son alerte. Sans doute avait-elle aidé le vagabond à reprendre conscience, au mépris du danger !

Le Fondateur vit l'inconnu tourner le regard dans sa direction puis à nouveau sur sa bienfaitrice, avant de lever subitement la tête. Sylk venait d'apparaître à la fenêtre. Allait-elle utiliser son arc contre le monstre depuis cette hauteur ? Dans tous les cas, Poverello ne douta pas qu'elle eût entendu l'appel d'urgence lancé par Mélodie.
Il jeta un regard circulaire sur les environs proches, prêt à voir surgir à chaque seconde l'horrible bête ! Mais rien ne semblait s'agiter. Il s'attarda un instant encore, plaqué au mur à l'angle du bâtiment, son arme serrée à deux mains, guettant la réaction de l'une des deux jeunes femmes ou de l'inconnu mouillé.

Contre toute attente, il entendit alors ce-dernier s'exclamer :
"J'ai quelque chose pour Sylk, Maître des Présages. J'ai cru voir son adorable petit bout de nez dépasser de la fenêtre, en haut."

Quoi ? Un molosse rôdait à deux pas et c'est tout ce qu'il trouvait à dire ?

 





Infos du forum

Statistiques du forum:  Nb total d'utilisateurs: 45003 |  Nb total de sujets: 8146 |  Nb total de votes: 113 |  Nb total de messages: 80891 |  Messages de la semaine: 101
Sujet Sujet Important Nouveau Important/Verrouillé Important New/Closed Populaire New/Closed Verrouillé