Chris Forsaken
 

Re: Présages

" C'ment y s'occupent mal d'toi, l'piaf, vach', ch'sûr si j'tire sur ton n'aile, Elle vient avec m'main ... "

Le roux dépose deux pistaches près de l'oiseau, doublant son habitude, sûrement par pitié pour la pauvre bête souffrante. Après avoir cojité sur le cas du volatile quelques secondes, il s'empare du mot et le lit silencieusement.

Après l'avoir lu et relu, tourné dans tous les sens, retourné pour espérer y trouver au dos un message lui annonçant que c'est une blague, Chris fronce les sourcils. Contrarié, c'est le moins que l'on puisse dire.

Après un soupire évocateur, il s'assied en tailleur, examine le mot encore une fois, jetant des coups d'oeils hâtifs au Temple Nashen, à la tombe de Gedess près de laquelle il est assis.

" Meeec, t'vas jamais croire ça ... Me faire mett' ? Mais c'super grossier ça ! ... des jumeaux ... bah merde, j'suis sur le cul. Hein ? ouais, j'sais que j'suis assis, c'une expretruc ! "

Ayant analysé la réponse sous toutes ses coutûres, il sort son Stylo aux trois couleurs et entame sa réponse, de son écriture sale et débordante
:

Yo,
Me faire mettre j'aime pas trop ça mais je prend note, m'Dame ..
M'enfin, pour les jumeaux, merci de l'info', j'ai été très occupé j'ai pas pût passer, pareil pour le service que tu demandais.

Pour pas mentir, je l'aurais jamais fait, même si la motivation était là. J'ai mes priorités moi aussi, et malgrè ce que je te dois et l'amitié que j'ai pour toi (Même si c'est pas réciproque, j'suis têtu, tu le sais) je penses aux miens avant. Tu connais ça, l'présage.

Je demande aucuns droits sur Thérèse ou mes gosses, je suis sûr que tu t'en occupes bien. En r'vanche, te laisser dire toutes ces vilaines choses, j'peux pas. J'aurais pût la laisser crever, j'ai fait le plus difficile du boulot, j'ai affronté les gens sans me cacher dans l'ombre, Rôdeuse.

Et je compte pas crever comme ça, c'est pas classe, t'as donc rien retenu, j'suis vexé !

C'est triste, je pensais te voir en personne, mais tu dois être occupée, on se serait marrés, j'ai pas mal de nouvelles blagues !
Bref ... tant que ma dette et celle de m'rousse sont oubliées, tu peux bien aller raconter à tout vedasq que j'VAURIEN, c'est la vérité, mec.

Je sais ce que je te dois, merci de t'être occupée de Thérèse en tout cas, j'espère qu'elle va bien, et l'marmots aussi. Tu lui diras que j'aimerais la voir une dernière fois, même si t'es pas d'accord, ou dis lui juste que je suis désolé, ça c'est bien, ouais.

(Et puis, tu vois ... L'un des plus grands incapables ... tu crois en moi, ça me touche. A bientôt !)


-- Chris, Zak, L'roux, L'zéro, L'vaurien, L'bandit, l'bandeux d'Sanghin.
Il signe en imitant la femme, sans trop savoir pourquoi. Deux pages suffisent juste à contenir cette longue réponse.

" Au moins, j'ai m'réponse, j'peux R'partir à L'baraque, j'ai tout réglé. "

L'homme se relève et attache les deux feuilles pliées, avec précaution, comme s'il craignait de casser le piaf. Puis il se dirige vers le feu de camp après avoir regardé l'oiseau s'envoler une dernière fois. L'insigne quitte la bretelle du sac et atterrit dans les flammes.

" Vas chier l'lune, t'plus utile. Ah, on se sent plus léger, Cya l'Nashouilles ! "

Chris Forsaken regarde autour puis file vers l'entrée de la Brèche, pour la quitter définitivement, glissant le mot en boule dans la poche gauche de son pantalon tâché de peinture, toujours pensif quant à ce comportement légitime de la dirigeante des Foulards.

Dans son malheur existait une chance dont il était extrêmement conscient, il n'avait jamais hésité à leur dire clairement ce qu'il pensait, il avait pût laisser traîner une dette assez conséquente sans pour autant séjourner actuellement dans un trou avec la tête à 5 mètres du reste de son corps. Cette dernière réponse du roux à Sylk lui fît adopter une plus grande prudence, conscient du mépris qu'elle semblait éprouver à son égard dorénavant et ignorant son aversion pour les Turnes.


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Ce fût bien fun, merci pour ces RP drôles/flippants/captivants, bon vent. ; )

 
Schein
[Présages]
 

Re: Présages

Y a pas à dire, le rassemblement prévu par Sylk, promettait d'être intéressant.
Quand Mélodie fit son entrée, Schein ne se souvint pas toute de suite de qui il s'agissait.
Après un petit moment de réflexion, cela lui revint en mémoire. Le souvenir d'une femme similaire, l'ayant accostée aux Patis, dans l'Eglise des Larmes. Cette Fondatrice savait pas mal de chose sur Schein, alors que cette dernière était persuadée de ne l'avoir presque, jamais croisée.
Il faut avouer que Poverello faisait des dossiers sur tout le monde, avant.

Justement, quand Poverello arriva, l'ambiance devint tout à coup un peu plus...électrique.
Le crachat puis le
"Alors ? Y s'passe quoi ?", n'étonnèrent pas Schein, ce fut surtout l'attitude de Hedoras puis d'Ethan.
La Présage à l'accent ibérique, n'avait jamais eu de problème avec Poverello. Au contraire, elle l’appréciait plutôt bien. Selon elle, elle le trouvait, droit, sévère, sur de ce qu'il fait. En mettant de côté ses idéaux, quand même moins extrémistes que ceux de l'ancien dirigeant des Purificateurs, elle le trouvait tout à fait censé, et donc, Poverello se présentait comme quelqu'un sur qui on pouvait compter, indéniablement.

Ethan était impulsif. Son comportement à la vue de Poverello, le prouvait encore une fois. C'était comme ça qu'Ethan fonctionnait. Quand quelque chose venait à le perturber, il ne se gênait pas pour le faire savoir.
Ethan, dans ses mimiques, dans ses gestes était clairement en colère. Son départ et le regard qu'il jeta à Sylk fut lourd de reproche. Alors que la porte claqua, Schein fit un clin d'oeil compatissant à Sylk, puis leva le pouce, afin de soutenir le Maître des Présages moralement, et, pour tenter de lui faire comprendre que ça aller s’arranger très vite.
Sylk connaissait la réponse de Schein, elle suivrait le Maître. Or pour l'instant, elle suivit son jumeau, son binôme, celui avec qui elle avait tant partagée, en ayant pour mission, de le calmer et si possible, de le faire revenir.
Schein laissa donc les Présages et assimilés à leurs affaires. La porte de l'appartement d'Ethan, s'ouvrit une nouvelle fois, mais ne claqua pas en se refermant derrière l'espagnole.

 
Ethan Jones
[Le Violon]
 

Re: Présages

Ethan était assis devant son vieux bureau, tiroirs ouverts, desquels il retirait ses affaires personnelles.
La trousse à dessin offerte par le Maître elle même, ses feuilles de calque, son encre de chine, puis un vieux champignon toxique jadis cueilli par son ex-femme Jarnelee. C'est alors qu'il se souvint des moments passés avec elle.
Il l'avait lâchement abandonné, persuadé qu'il n'était pas capable d'assumer son héritier. Des regrets? Pas vraiment... De la honte? Peut-être un peu...

C'est alors qu'il vit sa jumelle s'approcher de lui.


Schein... Sa Schein ! Parti dans le passé Ethan se rappela du recrutement de son "amie". Dès ses premiers instants au Compas il sentit que c'en était une !

"Une" quoi me direz vous???? Une .... "Une" qui sortait de l'ordinaire, "une" qui avait les capacités de les rejoindre. Sans attendre Ethan la présenta au Maître.
Sylk paraissait impressionnée par les réactions de Schein, finalement ces deux femmes se ressemblaient. Deux beautés avec l'intelligence d'un homme comme lui, du moins c'est ce qu'il pensait le bougre !


Son affection pour cette espagnole bizarre n'avait pas de limite. Elle était sa moitié, telle eut été l'évidence de leur première rencontre.
Il la regarda avec ses yeux d'homme profondément blessé et  très légèrement excessif.


"Quoi?! - Je sais c'que tu vas me dire femelle... "

* Prend l'accent ibérique version Ethan, c'est à dire très laid*

" Arrête Ethan !!! T'es bête !"

Son amie ne disant mot il continua son monologue.

"Tu sais, parfois on croit servir la bonne cause. - On croit être du bon côté de la Force. Et d'un coup d'un seul on se retrouve nez à nez avec un être qui représente tout ce qu'on déteste et qui de surcroît est un des nôtres !!!!!!!  Non Schein !!! Ne me dis rien....Je t'en prie... J'fais mes bagages, j'vous accompagne, mais aucun mot ne sortira de mes augustes lèvres..."

 
Poverello
 

Re: Présages

Le Sage, détournant un bref instant son regard de Sylk, observa avec intérêt l'attitude de Mélodie. Voulait-elle cacher son trouble en affichant soudainement l'air franc et loyal qu'elle avait eu autrefois en tant que première Vigilante ? Ou bien était-elle sincère ? Poverello, qui – comme certains ne l'avaient peut-être pas compris – avait craché au sol au moment où Mélodie avait paru gênée à cause de Thérèse, posa un regard un peu moins dur sur celle qui avait été autrefois sa fidèle parmi les fidèles. Moins dur, mais non moins soupçonneux. S'il y avait eu quelque lien affectif entre Mélodie et cette Thérèse, ne fut-ce que des gestes, cracher, de son point de vue, était bien un moindre mal. Avec davantage de certitude et dans un tout autre contexte, il eût sans doute vomi.
Pour autant, il n'ajouta pas un mot à l'intention du chef de la Propagande et se laissa accrocher par le regard pénétrant que Sylk s'efforçait désormais de lui offrir.

Difficile de dire ce qui se passa en lui exactement.

Le coup de sabre qu'il avait reçu en entendant la confidence de Yashori avait presque fait disparaître tout sentiment amoureux à l'égard de Sylk. Mais presque seulement, c'était bien là le problème.
Certes son esprit s'était comme fermé à ce regard unique, mais il conservait le pouvoir étrange d'unifier son être et de s'insinuer, malgré tout, dans les rares lézardes de sa citadelle intérieure.

Il s'apaisa légèrement, écoutant avec un intérêt inégal les présentations.
Il fut un peu surpris d'entendre présenter Ethan Jones comme Présage révélé alors-même qu'il venait de quitter leur groupe, mais ne s'attarda guère sur la question. Après tout, qu'en avait-il à faire ? Maintenant qu'il savait, grâce à Yashori, quelle présence masculine Sylk désirait plus que tout autre à ses côtés, plus que la sienne, qu'en avait-il encore à faire ? Mais au moins les choses étaient claires.

Il remarqua Vincent, bien amaigri depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Poverello esquissa un sourire quasi-ininterprétable à l'adresse de l'ancien Missionnaire, dans lequel se mêlaient inextricablement compassion dédaigneuse et reproches voilés.


"Voici enfin les deux dernières personnes vivantes disposant d'une dette de notre part... D'un trèfle."
Il réagit immédiatement au mot "trèfle" et réussit même à s'abstraire – ô chose inouïe – de l'attraction du regard de Sylk !
"Quoi ? pensa-t-il. Le trèfle ! Le trèfle qu'elle m'a offert quand elle était encore Fondatrice ! Une dette ! Son cadeau qui nous liait à travers le temps, l'espace et au-delà du danger, une dette !"
Bien pire que mille crachats, elle lui portait un deuxième coup de sabre.
Poverello plongea sa main gauche gantée dans sa poche bourrée de papiers gras, trouva le morceau de carton, le sortit, le broya à deux mains et le laissa tomber au sol, à ses pieds.
La flamme d'affection mal éteinte qui restait en lui venait de s'éteindre. Ne demeuraient plus que des braises.
Il écouta la suite des explications de Sylk, l'esprit encore plus fermé, le coeur plus dur, la blessure plus profonde.


"...leurs torts pouvant prendre des noms de femmes..."
Poverello fut certes traversé par un sentiment de remords plus ou moins fugace, mais pas assez pour le faire changer d'état. Non seulement il ne connaissait rien des histoires d'Ethan Jones, mais aussi fautif qu'il fût, lui, il se mettait bien en-dessous d'Hédoras qui, à ce qu'on racontait, s'était déjà accouplé avec des animaux Turnes.
Le Sage tourna les yeux vers l'oiseau qui venait d'entrer. Il laissa faire Sylk et remarqua l'air plus que contrarié, presque haineux d'Ethan Jones. Malgré son état de crispation profonde, une telle attitude réussit à provoquer chez lui un sentiment de surprise.
Quelle raison cet Ethan Jones, qu'il n'avait quasiment jamais croisé ni côtoyé, qu'il connaissait à peine et avec qui il avait toujours eu des rapports francs et cordiaux lorsqu'en tant que Présage il avait rendu quelques visites au Compas, quelle raison le poussait subitement à afficher une mine si agressive ?


"Thérèse, tu fais vraiment bien de tourner la page sur lui..."
A nouveau l'attention de Poverello fut captée par autre chose. Se remémorant une conversation avec Sylk à propos des nouveaux-nés, il comprit mieux encore qui était cette Thérèse. "C'est donc bien ça ! Cette pute s'est faite engrosser par un Turne..." Il sourit largement en regardant Thérèse, tout comme il aurait regardé une chienne après sa mise bas.

"...Mélodie, Poverello, vous êtes tous deux invités à vous joindre à nous..."
Il écouta la suite, toujours sans mot dire.

"... Ce qui compte le plus..."
Tandis que Sylk, pensive, laissait s'écouler un temps de silence, Poverello dressa sa forteresse mentale. Ne pas penser.
Pourquoi, comment ? Le bleu du souvenir infiltra pourtant une lézarde de la forteresse.
Poverello secoua la tête en serrant les dents dans un bref râle mal contrôlé.
Puis il écouta la suite, mâchoires toujours serrées.


"... Un serment de loyauté... respect... amitié... cohésion..."
Le regard d'affection équivoque de Sylk vers Ethan Jones n'échappa évidemment pas au regard de Poverello. Les braises venaient de recevoir un nouveau coup de pied et il n'en restait plus guère capables de produire encore de la chaleur. Un amant parmi les Présages hein ?... Sylk devenait une personne banale, presque indifférente. Mais toujours presque, seulement presque. N'eut été cette couleur bleue, venue du passé, entrée en silence, qui coulait doucement vers le feu mourant comme une nappe de souffre improbable, comme une promesse devenue impossible.

"... Soldats de l'Avant... armes... ma vie... Fondation..."
Il écoutait.

"... mon serment de protection envers toi Poverello."
"Si tu savais maintenant où tu peux te le m..." Telle était l'amorce de sa pensée au moment où il entendit ces paroles. C'est alors qu'une flèche vint heurter la porte principale de la forteresse mentale. La porte vola en éclat, la herse fondit sous la chaleur de la flèche, les murs du donjon furent déchirés comme du papier et Poverello reçut la flèche en plein coeur en même temps que son esprit explosait.

Protéger... c'était... Milly. Protéger. Protéger.
Il entendit résonner dans sa tête les mots de la petite Milly. Il revit Sylk chez Steto. Il revit la scène. Toute la scène jusqu'au bout.
Il tourna à nouveau ses yeux vers Sylk, comprit vaguement qu'Ethan Jones partait en claquant la porte, mais il ne le vit pas et l'entendit à peine. La flèche venait d'enflammer le souffre, les braises s'étaient rallumées et une flamme produisait à nouveau de la chaleur.
Poverello laissa entrer largement le bleu des yeux de Sylk contre lequel il n'était désormais plus aussi bien protégé. Il n'était certes pas vaincu, mais le doute était apparu. Un doute qui le détendit des pieds à la tête. Ses mâchoires se relâchèrent, ses mains se décrispèrent et tout son corps s'apaisa... presque.

Il articula avec peine :
"Tu as dit.. protéger ?"
Sylk était occupée à renvoyer l'oiseau. L'entendit-elle ?

Restait les blessures. Restait à parler en tête à tête, pour les guérir. Ou les aggraver. Et ça, ça n'était pas prévu. Il fallait répondre maintenant et la réponse était de fait impossible dans son état. Sylk avait-elle seulement compris qu'il n'était pas dans son état normal ?
Le trouble de Poverello n'en était que plus grand à présent qu'elle renouvelait son serment. Il ramassa le bout de carton qui protégeait le trèfle qu'elle lui avait offert autrefois, le remit plus ou moins en état et leva les yeux vers Mélodie, comme pour l'interroger du regard.

Un regard plus fraternel, presque réhumanisé.

Presque.

 
Mélodie Sélèst
[Branche Logistique]
 

Re: Présages

Mélodie écouta plus sereinement le discourt de Sylk, son esprit se remémorant le chemin qui l'avait conduit içi, de ses premier pas au compas, jusqu'a cette fameuse prise d'otage citer par Sylk.

Douloureuse prise d'otage, elle en garde une cicatrice marquée sur l'épaule, heureusement seul vestige de ce qui était arriver, elle aurai pu perdre son bras...

Puis ses missions de vigilante, la mort feinte de Poverello, les enquête pour le cousin, son travail a la propagande... elle n'avait pas eu beaucoup de répis, mais elle ne regrettais aucun moment, aucune décision.

Les présentation de Sylk était, ont ne peut plus flou, c'était sans doute mieux ainsi, elle même ne souhaitais pas qu'on expose les détails de sa vie, certaines choses vallent mieux d'être oublier. Elle eu tout de même un petit sourire a la pensée qu'elle en savait bien suffisamment sur les autres personnes présente, elle espérait surement être celle sur qui ont en savait le moins, espoir surement faussé, mais il est bien permis de rêver.

La vu de l'oiseau messager extirpa mélodie de ses pensés, il n'avait vraiment pas fière allure, il semblais encore plus mal en point que celui qui lui avait apporter son invitation. Mais il y avait plus important, ainsi les présage quittais Vedasq... Elle n'avait que très peu côtoyer les présage en général, elle savait des choses plus ou moins importante sur chacun d'eux, a force de collecte de rumeurs et aussi, d'avoir traîner son nez dans les registre des renseignement fondateur.

Mais cela la peinais de savoir sur Sylk partais ainsi, elle avait toujours vu en elle un exemple, tout comme Poverello. Ils dégageaient cette sensation étrange, celle qui nous dit que l'on dois les suivre, car ils seront amener a faire de grande choses. Ce sont des leaders, qui vont aux bout de leur conviction. Et cette femme quittais Vedasq...

Bien sur, saurai été un honneur de l'accompagner, de visité des contrée fondatrice a ses cotés pour un temps, de voir la merveilleuse fondation. Reportant ses yeux sur Poverello, elle l'observais, cruel dilemme que de choisir entre son devoir et les merveille que se voyage promettais.

Thérèse aussi avait son importance dans ce choix, elle aurai voulus lui parler seule a seule, mais elle était comme morte, ce n'était plus que de la curiosité, des réponses qui refermerais de vielles blessure, surement. Mais elle pouvait vivre malgré ça.

Mélodie continua donc d'observer Poverello, espérant qu'il donne une réponse le premier, ou bien qu'il fassent un discourt l'aidant a choisir... une simple permission même, mais il semblais aussi perdu qu'elle.

 
Schein
[Présages]
 

Re: Présages

Schein laissa Ethan déferler sa mauvaise humeur sur elle. La situation était presque drôle malgré l'importance de ce qui allait se passer au terme de ce rassemblement.
Elle se demandait pourtant ce qu'Ethan avait réellement contre Poverello. Mais elle ne préférait pas remuer le couteau dans la plaie, pas tout de suite.

Elle le regarda rassembler ses affaires. Elle espérait que Ethan, en la voyant debout et détendue, le pousserait à culpabiliser légèrement. Et puis elle savait qu'il ne pourrait s'empêcher de faire sortir des mots de ses "augustes lèvres" durant le voyage.

La porte était toujours fermée, elle attendait qu'il soit prêt.

 
Sylk
[Présages]
 

Re: Présages

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 Hélas, l'oiseau surchargé, malade et épuisé n'arriva jamais jusqu'au Palais. Mais son RP n'est peut-être pas fini ! A chaque fois que vous passez vers l'entrepôt de vêtements, vous pouvez lancer un dé100 (commande IG : /roll 100). Si vous obtenez 42, ou plus de 94, votre personnage trouvera l'oiseau mort et le message de Chris, taché de boue. Vous pourrez alors en faire ce que vous voulez... et surtout, écrire votre RP ici !
Sylk observa tour à tour les trois personnes qui ne s'étaient pas encore - ou pas distinctement - exprimées. Le délai de réflexion était court pour se décider, elle le savait. Mais c'était d'une part une mesure de sécurité, et d'autre part, un bon moyen de ne pas laisser le temps de mentir. Ou de se mentir.

- Charles ? Comme on part finalement avec la Charlette, va récupérer le reste de tes documents et tes notes. Et les deux sièges pour bébés, qu'on les teste.

Elle se leva de son fauteuil et se dirigea, seule, vers là où trônait à présent la charrette bâchée, un peu plus loin dans le hall d'entrée. Fléchissant les jambes, elle se pencha suffisamment pour défaire, une à une, les sangles qui retenaient la toile protectrice...

 
La Flèche
 

Re: Présages

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 http://img715.imageshack.us/img715/2451/preuveroll.png
http://img27.imageshack.us/img27/3251/rppiaf.png

Y'a eu un petit imprévu dans notre entrainement, à lui et moi. On devait se retrouver aux Empalés, vous savez, en haut de l'espèce de grosse racine, le petit perchoir. Il était parti en trombe, il avait lâché tout ce qu'il pouvait dans ses jambes. Le parcours était tout tracé, si je voulais une chance de le rattraper: Direction les toits. Et c'est la que j'ai vu la bête.

Je vous raconte pas le flashback, bon sang... L'oiseau était par terre, couché sur le flanc, et je doutais clairement qu'on puisse en tirer un quelconque bénéfice. La pauvre bête était droite comme un piquet, les yeux vides, ne faisant battre que sa poitrine. C'est pas toujours facile, ce genre de situations, vous savez... Mais hors de question qu'un clodo du coin en fasse son repas. Après tout, les oiseaux et moi, c'est presque une histoire d'amour.
J'ai commencé par arracher un bout de T-shirt, la manche. J'ai pas franchement essayé de comprendre d’où venait le mal du piaf. Pour moi, il était quasi-mort. Je l'ai posé dessus, et j'ai attendu.

Eh ben, mon vieux. On dirait qu.. GraAAGgrmbl

Haha, j'avais oublié. Vedasq, c'est le seul point du globe ou quand tu vas dire la phrase la plus épique des vingt dernières années, tu te prends deux feuilles dans la gueule après un coup de vent. Mais bon, on s'habitue, hein. Vous verrez, avec le temps, ça vous arrivera. J'ai lu les papelards par curiosité, on était plus à deux minutes près.

Yo,
Me faire mettre j'aime pas trop ça mais je prend note, m'Dame ..
M'enfin, pour les jumeaux, merci de l'info', j'ai été très occupé j'ai pas pût passer, pareil pour le service que tu demandais.

Pour pas mentir, je l'aurais jamais fait, même si la motivation était là. J'ai mes priorités moi aussi, et malgrè ce que je te dois et l'amitié que j'ai pour toi (Même si c'est pas réciproque, j'suis têtu, tu le sais) je penses aux miens avant. Tu connais ça, l'présage.

Je demande aucuns droits sur Thérèse ou mes gosses, je suis sûr que tu t'en occupes bien. En r'vanche, te laisser dire toutes ces vilaines choses, j'peux pas. J'aurais pût la laisser crever, j'ai fait le plus difficile du boulot, j'ai affronté les gens sans me cacher dans l'ombre, Rôdeuse.

Et je compte pas crever comme ça, c'est pas classe, t'as donc rien retenu, j'suis vexé !

C'est triste, je pensais te voir en personne, mais tu dois être occupée, on se serait marrés, j'ai pas mal de nouvelles blagues !
Bref ... tant que ma dette et celle de m'rousse sont oubliées, tu peux bien aller raconter à tout vedasq que j'VAURIEN, c'est la vérité, mec.

Je sais ce que je te dois, merci de t'être occupée de Thérèse en tout cas, j'espère qu'elle va bien, et l'marmots aussi. Tu lui diras que j'aimerais la voir une dernière fois, même si t'es pas d'accord, ou dis lui juste que je suis désolé, ça c'est bien, ouais.

(Et puis, tu vois ... L'un des plus grands incapables ... tu crois en moi, ça me touche. A bientôt !)


-- Chris, Zak, L'roux, L'zéro, L'vaurien, L'bandit, l'bandeux d'Sanghin.
Ouaip. Y'avait à peu près 95 et quelques chiffres après la virgule pour cent de chances que ça vienne des Foulards, Mais la c'était plus que clair, bien que je n'pige rien à cette histoire de Thérèse, de marmots, de pampers et de tas de bonne choses.

http://img31.imageshack.us/img31/3899/rppiaf2.png

Je savais ce qu'il me restait à faire, à moi et le petit tas de plumes dans le T-shirt. C'était clair, net, concis, évident, limpide, épique, héroïque, incroyable !


....






Mais le Palais, c'est lequel?

 
Vincent Ballester
 

Re: Présages

Suggestion d'accompagnement.

En ce Jeudi après-midi, une auguste assemblée avait envahi le hall d'entrée du Palais des Présages. Sylk, évidemment. Accompagnée de Hedoras, Schein, Ethan Jones... et Thérèse Plendissante. Mais les têtes connues ne s'arrêtaient pas là. Seul un certain Charles Stenford était inconnu de Vincent. Suivait Mélodie Sélèst, et son estomac fit une légère cabriole lorsqu'il la vit. Mais le dernier invité, lui, ne lui provoquerait pas une "légère cabriole à l'estomac", mais un terrible choc qui lui ferait frôler l'arrêt cardiaque : Poverello. Mort et placé dans un cercueil enterré dans le jardin de l'Iris, repère des Purificateurs. Normalement.

Vincent était néanmoins parvenu à cacher son trouble. Dès le début de la réunion (il avait séjourné quelques jours au Palais juste avant, consécutivement à son sauvetage par Sylk), dépassé par cette foule d'êtres supérieurs au milieu de laquelle il se sentait insignifiant et minuscule, il était allé s'installer dans un coin sombre du hall, et s'était mis à analyser tous les médicaments qui traînaient sur le sol du rez-de-chaussé et de l'étage, écoutant tout de même tout ce qui se disait. C'était ce qu'appelait Sylk du "zèle". C'était ce qu'il appelait lui "se rendre utile".

Quand Vincent eut fini ses analyses, une petite pyramide de médicaments analysés et triés bien placée au pied de son siège, il s'aperçut avec inquiétude que tout le monde se mettait à se présenter plus ou moins longuement. Il sortit alors son journal en panique, arracha une page vierge, la déchira en plusieurs morceaux, et se mit à écrire frénétiquement dessus pour avoir des notes sur lesquelles se rattraper quand ce serait à lui de passer à l'oral.

Tout allait très bien dans cette préparation intense de discours, jusqu'à ce qu'une araignée se mette à escalader son poignet. Les invités virent donc Vincent se lever brusquement de sa chaise, agiter son bras dans tous les sens, et faire tomber tous ses petits papiers, avant de se figer et de river son regard au sol. Maintenant qu'il s'était levé (avec accompagnement visuel et musical), tout le monde devait le regarder bizarrement en attendant son discours. Pour couronner le tout, tous ses petits papiers s'étaient volatilisés après leur envol. Il leva la tête et déglutit, avant d'entonner son discours d'une voix, malgré sa nervosité, posée et distincte.

- Nous sommes des habitants de Villeneuve-d'Ascq. Des habitants qui ont subi des échecs et des réussites. Des heures de deuil et des heures de gloire. Pour eux, il y a eu la vie avec les Présages. Désormais il y aura la vie sans. A moins qu'ils ne fassent un choix.

Vincent regarda furtivement les invités, espérant que son entrée en matière avait plu. Il remarqua avec un brin d'agacement que certains étaient partis. Où qu'ils soient, il espérait qu'ils pouvaient entendre...

- Villeneuve-d'Ascq est condamnée, détruite, infestée, incapable de se reconstruire, cernée par des Nashen résistants et des Fondateurs instables. Jamais cette région ne retrouvera son lustre d'antan. Sans les Présages, elle va s'auto-détruire. Et si ça n'arrive pas, la "Période des Écureuils"  finira tout de même par arriver...

Vincent tourna la tête vers Sylk. Elle seule savait ce que cela signifiait.

- Et puis, qui parviendrait à rendre son lustre d'antan à cette région? Des coureurs de jupons engrossant à droite et à gauche? Des hauts-responsables corrompus jusqu'à l'os? Des ivrognes et des prostituées? Des traîtres et des mutants? Des charismatiques personnages qui vous promettent monts et merveilles en vous fournissant une place dans un clan qu'ils laissent ensuite s'écrouler en se faisant passer pour mort quand la tâche devient impossible?..

Les invités n'avaient pas à chercher bien loin pour trouver un exemple correspondant au dernier type de vermine cité par Vincent. Et pour cause, puisqu'il s'agissait de Poverello, assis parmi eux. Il devait en vouloir à son ancien Mentor.

- Sylk. Tu...

Vincent s'arrêta de parler et fixa Sylk dans le bleu minéral de ses yeux. Oh que oui, il lui devait beaucoup. Par deux fois elle lui avait sauvé la vie, face aux Lames Sanglantes, et face à une crevasse particulièrement profonde. Elle lui avait également fourni deux bâtiments de stockage. Elle avait également écouté sa "thèse des Écureuils" et ses intéressants  projets pour les Présages. De plus, elle avait cru en lui, et lui avait fait confiance au point de l'inviter au Palais, et de le considérer comme Assimilé-Présage. Oui, il lui devait beaucoup... mais tout ça, elle le savait. Alors, il éluda.

- Je te dois beaucoup. Je te remercie pour tout. Et si il le faut, je te suivrai jusqu'au Pérou.

Vincent conclut son discours par cette maladroite triple rime en "ou", mais après tout, il n'était plus à ça près. Il était tout de même un peu gêné d'avoir dû parler devant tant de monde.

Les Présages partaient. Vincent suivrait. C'était mathématique.

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 Ce fut une aventure extrêmement appréciable et d'une perfection absolue. Merci à Sylk et à ses Présages!

 
Thérèse Plendissante
 

Re: Présages

C'est alors que mon petit Julien s'est mis à pleurer, envahissant le hall du Palais de brailleries incessantes. J'ai abandonné Charles Stenford à son sort, suis partie en courant vers l'appartement que j'occupais pour aller chercher quelque chose, et suis revenue vers les invités complètement catastrophée. J'ai déposé des jouets dans la couverture, posée sur la chaise à côté du dénommé Poverello et abritant Julien. Suzie dormait à côté de lui, poings fermés, malgré les cris de son tortionnaire de frère... Petite puce, si calme et si tranquille... Et petit père, si...

- JULIEN!!!! N'ENVOIE PAS TES JOUETS SUR POVERELLO, ENFIN!!!!

Mon injonction poussa cette petite teigne à redoubler de puissance et d'application, lançant avec un succès diabolique sur ce pauvre Poverello ses trois figurines Powerman, ses cinq marionnettes grenouille, et ses trois peluches Télébuddies... des jouets qui auraient d'ailleurs dû paraitre familiers à celui qui les recevait... C'est alors que je LE vis. Un crachat. Un immonde crachat jaune et gluant. D'un geste, je sortis mon balai télescopique, mon seau, et ma serpillère, et inspectai le crachat. D'après le calcul de la trajectoire, il émanait de...

- Dis-donc, le Poverello, ça t'amuse de cracher sur mon beau sol dépoussiéré-lavé-Javelisé-ciré-parfumé?!

Brandissant mon balai tel Zeus la foudre, je ne me retins plus.

- Il sait, le Poverello, COMBIEN... CA M'A PRIS... DE TEMPS... POUR LE... NETTOYER... CE SOL?!

Chacun de mes "..." était ponctué d'un coup de balai (qui était plus destiné à se donner en spectacle qu'à faire mal) à l'intéressé, et il le méritait! Finalement, lassée de taper ce cochon, je m'agenouillai près du crachat, sortis un peu d'Eau de Javel pour en imbiber la serpillère trempée préalablement dans le seau que j'avais rempli d'eau, et frottai énergiquement avec mon balai muni de la serpillère... Ouf! Plus de crachat! Je récupérai rapidement les jouets, et...

- Tiens, Julien, tu peux recommencer, finalement.

Je rendis les jouets à Julien, ramassai mon balai que je rangeai dans mon sac, et pris le seau et la serpillère, avant de gagner l'atelier à l'étage du-dessus pour mettre la serpillère à sécher et vider l'eau. Je suspendis la serpillère à un crochet, ouvris la fenêtre, et inclinai le seau... qui me glissa des mains, avant d'aller s'écraser avec son contenu en contrebas, dans un bruit curieux. Penchant ma tête par-dessus l'ouverture, je regardai en bas et vis... un homme étendu sur le sol, au pied de la fenêtre, trempé et assommé par le seau qui gisait à côté de lui. Oups.

- Euh, Syyyyyyylk? Tu peux venir? Je crois que j'ai fait une bêtise!

 





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